
L’industrie textile conventionnelle utilise de nombreux produits nocifs comme l’acide sulfurique, le phénol, le mercure, l’ammoniaque… La culture du coton en particulier nécessite énormément d’eau. Son intensification a dégradé les ressources et l’environnement de l’Inde mais aussi de l’Asie, de l’Egypte…
Les femmes, hommes et enfants qui travaillent dans ces champs exposent leur santé à un grand danger en raison de la toxicité des pesticides avec lesquels ils sont en contact. De plus, pour ne parler que de l’Inde, une énorme sécheresse frappe à l’heure actuelle ce pays, la pire depuis vingt ans. Les ressources d’eau souterraines ont été vidées par une irrigation intensive ou sauvage, polluées par les pesticides et la montée des océans. Les paysans n’ont plus d’eau, ce qui provoque des émeutes. Le plus terrifiant est de constater que les pompes à eau sont désormais gardées par des hommes armés.
Même si les indiens sont habitués à creuser des énormes trous afin de récupérer l’eau de pluie pour leur quotidien, le changement climatique accroît l’imprévisibilité des précipitations. La principale cause de mortalité infantile reste celle des maladies liées à l’eau. Effrayant…
La culture du coton organique interdit les traitements chimiques et respecte l’environnement. Un grand pas pour la planète et pour les humains. Restent encore des solutions encore plus radicales, comme la culture du lin ou du chanvre. En effet, ces fibres naturelles sont peu gourmandes en eau, et ne nécessitent peu ou pas d’engrais.
Regardons plus attentivement les étiquettes de nos vêtements, intéressons nous de plus près à leur fabrication. Par exemple, si nous constatons qu’un vêtement est fabriqué en Inde, assurons-nous qu’il est au moins issu du commerce équitable et que le coton est organique. Essayons, par nos achats responsables, de limiter les dégâts. Aujourd’hui de jeunes marques éthiques françaises proposent des vêtements ou accessoires à la fois solidaires et/ou trendy.


