
Est-ce-que les consommateurs continueraient d’acheter des produits à n’importe quel prix s’ils savaient qu’ils sont fabriqués par des enfants exploités ou par le travail forcé ?
L’ Organisation Internationale du Travail estime que plus de 12 millions de personnes dans le monde travaillent sous forme d’esclavage ou de contrainte, et plus de 200 millions d’enfants travaillent. La crise économique a aggravé la vulnérabilité des travailleurs plus facilement exploitables comme les enfants, les femmes ou les immigrés.
Vêtements, chaussures, tabac, coton, pornographie…les enfants sont exploités pour produire des biens commercialisés dans le monde entier. 122 produits au moins sont fabriqués sous la contrainte ou par les enfants.
Ceux-ci sont utilisés principalement dans les champs (coton, canne à sucre, tabac, café, riz, cacao) puis dans la production de biens manufacturés (vêtements, tapis, chaussures de sport…) et dans l’extraction de minerais (or, charbons, diamants). Ils sont vulnérables et fragiles, ils subissent des maladies de peau ou respiratoires, à cause des pesticides et autres produits chimiques utilisés dans les cultures.
En Russie, en Ukraine, aux Philippines et en Thaïlande, les enfants sont utilisés dans le secteur de la pornographie.
Les chaussures de sport du Bangladesh, l’or et l’argent de Bolivie, ou le caoutchouc du Cambodge sont exportés sur les marchés internationaux grâce au travail des enfants.

Selon l’ONU, plus de 78 000 enfants, parfois à peine âgé de 5 ans, travaillent dans les champs de tabac du Malawi.
Ils seraient entre 44 millions et 110 millions à travailler en Asie. Au Pakistan, en Inde ou au Népal, les enfants sont vendus à des marchands de tapis. Certains, à peine âgés de 4 ans, tissent la laine accroupis pendant des heures. Ils ont des problèmes de croissance et des maladies respiratoires à force de respirer la poussière de laine. Beaucoup d’enfants s’échappent de ces milieux, se retrouvent dans la rue à mendier, et finissent par se prostituer à des touristes étrangers. La pédophilie n’est pas un crime au Népal, le nombre de touristes pédophiles accroit dans ce pays. Plus de 40 % d’enfants âgés de 4 à 14 ans travaillaient en 2007, soit 2,6 millions d’enfants. Ils gagnent en moyenne un dollar par jour pour fabriquer et transporter des briques de 4 kilos chacune.
Au Togo, les petites filles sont exploitées comme domestiques. Au Pérou, les enfants travaillent dans les mines. Au Maroc, les enfants trient dans les décharges. En Inde, les jeunes filles de 7 ans se retrouvent dans des maisons closes. 200 000 jeunes filles se prostituent dans les grandes villes indiennes. 20 % n’atteignent pas l’âge de 16 ans. D’autres enfants travaillent dans des ateliers de fabrication de bijoux, dans l’industrie du jouet ou du feu d’artifice.
Au Cambodge ou au Vietnam, de jeunes adolescents sont salariés de petits entreprises de textile ou de jouets destinés à l’exportation. 5 millions de domestiques mineurs en Asie ou en Afrique. Il est fréquent que les enfants travaillent dans les plantations de thé au Sri Lanka, Jasmin, Thé ou noies de Cajou en Inde.
Dans les ateliers en Inde, au Pakistan ou au Népal, les enfants travaillent jusqu’à 20 heures par jour et sont parfois enchainés aux métiers à tisser pour prévenir toute fuite.
En Chine, les autorités nient l’existence des enfants sur leur territoire. Tout porte à penser que le travail des enfants y est répandu, les journaux locaux présentent très fréquemment une exploitation des enfants par le travail. Le niveau d’alphabétisme persiste, ainsi que celui des enfants mendiants. Les abandons scolaires n’ont pas diminués. Le développement économique de certaines zones urbaines s’accompagnent d’un pourcentage non négligeable d’enfants migrant des campagnes vers ces villes. Quand on sait que les enfants chinois de moins de 15 ans représentent une masse de 400 millions, le silence au sujet des enfants travailleurs en Chine rend impossible l’élaboration d’une vision globale de la situation en Asie, et fausse les statistiques au niveau mondial.

Plus près de chez nous : en Italie et au Portugal, le travail des enfants n’a pas disparu !! selon l’Unicef, 320 000 enfants travailleraient en Italie 12 heures par jour pour 35 euros par semaine dans la fabrication de chaussures, de sacs, de portefeuilles… A ce chiffre s’ajoute 140 000 qui travaillent pendant les vacances d’été. A Naples, des ateliers de confection d’imitation de marques emploieraient 35 000 enfants en dehors ou pendant la période scolaire.
Le Portugal reconnait que le travail des enfants n’a pas disparu. 300 000 enfants n’iraient pas à l’école. A Amarante, chaque jour, 500 paires de chaussures de grandes marques européennes sont fabriquées par des enfants pour 0,40 euros de l’heure.
Ceci n’est qu’un résumé très limité du sujet du travail des enfants dans le monde.
Nous vous recommandons d’encourager, grâce à vos achats, le commerce équitable, l’interdiction du travail des enfants, le développement durable ainsi que le coton biologique et les fibres naturelles qui n’emploient pas de pesticides ou autres produits chimiques.


