JR à PARIS, QUAND L’ART DIFFUSE UNE AUTRE RéALITé QUE CELLE DES MéDIAS

4/10/2009 - Les beaux arts - ,

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C’est l’histoire d’un garçon de la banlieue parisienne qui graffe sur les murs avec ses potes. Un jour, par le plus grand des hasards, il trouve un appareil photo dans le métro. Il s’amuse alors à photographier des portraits de ses amis graffeurs avec son objectif 28 mn, qui l’oblige à s’approcher d’eux au plus près, et non tels que les représentent les journaux télévisés. A Montfermeil, il affiche des portraits géants de ces jeunes de son quartier, tel qu’il les voit lui…

Son but est désormais de changer les points de vue et de surprendre par une autre façon de voir les gens et les choses.

Créer une autre réalité que celle des médias par le biais de l’art.


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Projet 28 millimètres

De JR, on ne sait pas grand chose, sinon qu’il a déjà exposé ses images dans différents pays sur des immeubles, des wagons, des toits ou des montagnes. Il affiche la liberté partout où il peut. Il ne livre de lui que ses initiales. Il veut rester clandestin, au bord de l’interdit là où la surprise est certaine.

Il autofinance ses projets par la vente de photographies. Il garde ses distances par rapport aux marques et aux sponsors. Sur les lieux d’actions, il ne demande pas d’autorisation car cela conduirait à renoncer à au projet. Il demande par contre toujours une permission de droit à l’image aux différentes personnes qu’il photographie. Il réalise à la fin de chaque projet un livre qui n’est distribué que des les communautés qui ont participé au projet.

Projet Face to face

Projet Face 2 face

Pour le projet Face 2 face, JR est allé à Jérusalem et en Palestine rencontrer des anonymes des deux côtés du mur de séparation qui exerçent le même métier, boulangers, chauffeurs de taxi. Il leur a expliqué sa démarche, et avec leurs accords, a réalisé leurs portraits.

Sur le mur qui sépare la Palestine à Jérusalem, il a affiché des portraits géants d’Israéliens et de Palestiniens rigolards et grimaçants.

De gigantesques photos noir et blanc de visages hilare et côte à côte. Indéniablement, une autre mode de présentation du conflit que celui diffusé par les médias.

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Women are heroes

Aujourd’hui, JR expose son projet « Women are heroes » à Paris autour de l’Ile Saint Louis du 3 au 23 octobre, au Pavillon de l’Arsenal, à la mairie du IVème pour la nuit blanche du 3 octobre. Exposé pour la première fois en France, « Women are heroes » a déjà été présenté dans de nombreux pays du monde : Brésil, Libéria, Sierra Leone, Cambodge, Inde, Belgique ou Angleterre.

Cette exposition sur les quais de seine de l’Ile Saint Louis pourra être visitée à pied, à vélo ou en bateaux sur 1500 mètres de longueurs et 6 mètres de hauteur.

Une sélection de portraits de femmes anonymes qu’il a réalisé depuis deux ans en Inde, au Cambodge, au Brésil, au Kenya... Des femmes qu’il a rencontré, et qui ont parfois connu la mort de très près, qui passent du rire aux larmes. Des femmes qui n’ont rien de matériel mais qui partagent leur humanité et leur générosité de coeur.

Pour beaucoup de ces femmes, il faut d’abord essayer de vivre, puis exister.

Le projet « Women are heroes » a pour objectif de souligner leur rôle central et de mettre en valeur leur dignité en photographiant leur portrait en 28 mm, puis en collant les portraits sur les murs de leur pays.

En exposant ces photos sur les murs des pays européens, cela sensibilise les populations sur les conditions de ces femmes , et favorise par le biais de l’art, la connexion entre deux mondes trop éloignés.

A lire : Women are heroes, à paraître aux éditions Alternatives.

A voir : le film réalisé par JR, en salle premier semestre 2010.

Pour plus d’information : www.jr-art.net

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