Durant un an, une famille new-yorkaise, un écrivain, Colin Beavan, son épouse et leur fille, ont modifié radicalement leur quotidien afin de réduire au maximum leurs émissions de gaz carbonique.
Une expérience cocasse et courageuse qui a donné naissance à un livre : No Impact Man :

S’il est facile de parler de développement durable, il est plus difficile de mettre en pratique tous les comportements nécessaires, afin d’être au maximum éco responsable.
Cette famille new yorkaise s’est aventurée dans un pari audicieux dans un pays où chaque habitant émet en moyenne ving tonnes de CO2 par an et produit tous les jours deux kilos de détritus.
No impact Man s’appuie sur cinq règles :
1 : ne plus produire de déchets (plastique, papier)
2 : ne plus user d’énergie fossile (gaz, pétrole)
3 : se nourrir de produits bio et locaux
4 : éviter les achats superflus
5 : pratique la compensation carbone : ramasser les sacs plastiques sur la plage, reboiser, planter des légumes dans un jardin communautaire…
Et…ils ont tenu bon ! entre crises de nerf et crise de rire…
Plus de papier toilette : chaque minute, la consommation de papier toilette nécessite d’abattre l’équivalent de neuf terrains de foot dans la forêt amazonnienne. Du bicarbonate de soude en guise de déodorant et de dentifrice et réhabilitation du bidet dans la salle de bain.
Boycoot de l’avion, du métro, et de tout transport motorisé : pendant un an, ils ont circulé en vélo ou en rickshaw, un tricycle construit avec des éléments recyclés, le train était permis.
Plus d’ascenseur, alors que leur appartement est au neuvième étage. Vingt sept étages à monter chaque jour entre leur domicile, celui de la nounou et le bureau. Seule Michèle, la mère a eu droit à un petit privilège : son bureau se situe au quarante troisième étage d’un gratte ciel !
Résultat : perte de poids et mollets super musclés !
Terminé les appareils électriques (enfin, presque !) : l’électroménager, seule exception, la cuisinière. Ils ont pu préparer de bons petits plats maison afin d’éviter les emballages et les barquettes.
Seule entorse au règlement : le café, ils n’ont pu se résoudre à s’en passer. Acheté dans le Starbucks du coin, mais sans quitter leur mug !
En l’absence du réfrigérateur, ils ont pu tester la méthode africaine du « pot dans le pot », mais l’expérience ne fût pas convaincante. Ils ont donc choisi de faire les courses au jour le jour pour éviter les problèmes de conservation.
La lessive : echec sur toute la ligne du test de la technique du vendangeur : battre le linge avec les pieds dans la baignoire. Après quelques jours, ils ont donc rebranché leur bon vieux lave linge.
Plus de téléviseur à mille chaînes tv : ils ont regoûté au plaisir d’être ensemble, de recevoir les amis, de discuter. Ils ont même retrouvé leur complicité amoureuse, Michèle étant, d’habitude accro aux émissions de tv réalité.
Résultat : ils ont rebranché leur réfrigérateur au bout d’un an, et la TV, elle, est restée dans la cave !!
De cette parenthèse écolo, ils ont gardé des réflexes anti gaspillage et ont opté pour une nouvelle phylosophie.
No Impact Man de Colin Beavan, éd Fleuve Noir.
Blog : http://noimpactman.typepad.com/
De cette parenthèse écolo, ils ont gardé des réflexes anti gaspillage et ont opté pour une nouvelle phylosophie.


